Je n’ai pas choisi mes tatouages à la légère.
Ils ne sont pas là pour orner ma peau,
mais pour révéler des vérités gravées bien plus profondément —
dans mon cœur, dans mon histoire, dans mon essence.

Sur mon bras, j’ai tatoué, en combinaison d’oghams, le mot Misneach
le courage, en gaélique.
Non pas un courage de façade, mais celui qu’il faut pour se lever
quand tout semble s’écrouler,
celui qu’on invoque dans la solitude,
celui qui fait trembler les genoux mais pas l’âme.

Sur l’autre bras, Mitakuye Oyasin.
Une prière Lakota.
“Nous sommes tous reliés.”
Ce tatouage me rappelle que je ne suis jamais seul.
Que chaque pas, chaque arbre, chaque regard fait partie de la même danse.
C’est un lien sacré avec le vivant, un pacte silencieux avec le monde.

Sur ma nuque, le nom de mon ange de naissance : Cahetel.
Celui qui bénit la terre, le maître des 4 éléments.
Il est ma prière muette, mon étoile dans les nuits sombres.

Et puis, il y a les runes,
les symboles anciens qui résonnent avec ma mémoire cellulaire.
Thurisaz, l’épine. Algiz, les bois de cerf.

Chacun de mes tatouages est une porte.
Un talisman.
Un miroir de mon parcours.
Ils racontent ce que parfois, les mots n’arrivent pas à dire.

Ma peau est devenue parchemin.
Et chaque encre, un serment.
Non pas pour impressionner.
Mais pour me souvenir de qui je suis
quand la vie me bouscule ou que le doute s’infiltre.

Ils sont mes repères, mes totems,
et parfois même… mes guides silencieux.