J’ai structuré mon enseignement comme une spirale.
Pas un programme.
Un passage.

Quatre cercles. Quatre seuils.
Chacun associé à un élément du vivant, et un totem intérieur.
Un chemin de dépouillement et de reliance.
Un retour.


Le premier cercle, c’est la Terre.
Le seuil du Marcheur.
Là où on apprend à couper, chauffer, filtrer, contenir, s’orienter…
Mais surtout, à ralentir.
À poser le pied avec conscience.
Le Sanglier y veille : celui qui creuse, qui force le passage dans les broussailles de l’oubli.


Le deuxième cercle, c’est le Feu.
L’Artisan des Origines.
Le temps des gestes premiers, du feu par friction, du bois sculpté à la braise, du cordage de fortune.
Là où les mains deviennent mémoire.
Le Lézard y habite : maître du chaud, du silence et de la régénération.


Le troisième cercle, c’est l’Eau.
L’Ombre et la Trace.
La voie de l’éclaireur : pistage, camouflage, perception.
Voir sans être vu. Marcher sans troubler.
Le Requin y veille, fendant les eaux profondes sans bruit.
Il incarne la présence pure.


Le quatrième cercle, c’est l’Air.
La Voie du Gardien.
Chants, rituels, veille, silence habité.
Ce n’est plus l’outil qui compte, mais l’alignement.
Le Milan y plane, large et précis, messager du souffle et de la vision.


Et au centre de cette spirale…
L’Ours et le Loup.
Les deux gardiens de tout ce que je transmets.
L’un pour la sagesse ancrée.
L’autre pour l’intuition sauvage.


Cette spirale n’est pas une échelle.
C’est un appel à revenir à soi,
à travers les éléments, les gestes, les totems.

Je n’enseigne pas des savoirs.
Je rappelle une mémoire.
Celle du corps.
Celle du clan.
Celle du vivant.