Ne cherche plus à chanter.
Ne cherche plus à tenir.
Ne cherche plus à être fort.
Pose ton front contre la terre.
Elle,
elle ne juge pas ta fatigue.
Tu es là,
à l’Ouest.
Dans la porte de l’Ours.
Et personne ne vient te sauver.
Mais…
tu es encore là.
Et ça,
c’est un chant.
Même si tu ne l’entends plus.
Même si tout hurle en toi :
“Je ne suis plus personne. »
Alors reste.
Allongé.
À demi effacé.
Mais vivant encore.
Un souffle. Une braise.
C’est assez.